Faute de vent, une escale à Gryllefjord, situé dans un fjord
particulièrement encaissé. L’entrée est encore assez impressionnante sur le
plan visuel (au centre de la première photo qui ne donne aucune idée du caractère
gigantesque du paysage !).
Le ponton est plutôt glauque. De façon générale, bien que
dans un cadre exceptionnel (quoique probablement peu ensoleillé et très souvent
dans le brume et le crachin par l’effet des montagnes, ce qui est le cas ce
matin 13 juin alors que le ciel est totalement dégagé au large), Gryllefjord a
un coté un peu ‘destroy’, jusqu’à la caissière obèse de la superette d’une
tristesse absolue (la superette, pas la caissière, du moins je ne sais
pas !).
Pourtant le port (de pêche bien sûr, encore 3 usines) semble
en pleine expansion avec une nouvelle digue et des pontons flambant neufs
attendant d’être installés. Ne rêvons pas, ces pontons ne sont pas à
destination de plaisanciers en attente de structures plus ‘select’, mais bel et
bien aux pêcheurs professionnels itinérants : en effet, il semblerait que
la morue arctique (skrei en norvégien), qui traditionnellement descendait de la
mer de Barents, où il fait un peu froid, aux Lofoten pour frayer, s’arrête désormais
plus au nord, compte tenu du réchauffement des eaux. Et donc encore plus de
pêcheurs dans le coin. Bientôt la morue arctique pourra s’installer
définitivement en mer de Barents
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