Transition en douceur des Vesteralen aux Lofoten, d’autant
que la frontière n’est pas clairement définie, en tout cas sur les cartes, avec
une escale à Skraven (sur l’île de Skrova) avant de se rendre à Svolvær,
capitale des Lofoten.
Eau douce ou salée? Au niveau de la mer ou en altitude? Tout se mélange
Encore quelques 'cartes postales'
Une balade cette fois sans record de dénivelé sur l’île de
Størmolla, où j’ai pu découvrir différents types de chemins de randonnées
aménagés, le long duquel il faut remplir une sorte de livre d’or placé dans une
boite aux lettres accrochée à un arbre. Entre poinçons et livres d’or le
norvégien aime manifestement faire savoir par où il est passé.
Un sauna était manifestement à disposition du promeneur. Par
contre, présentement, je pense que la seconde partie de l’opération telle qu’on
se l’imagine, à savoir le plongeon dans l’eau froide n’est pas prévue ici, ou
alors il faut franchir quelques centaines de mètres en courant à poil dans les
ronces et les orties !
Skraven est présenté comme un port baleinier, bien
qu’éloigné du terrain de chasse, et effectivement il y avait un navire dévolu à
cette activité apparemment toujours en service.
De toute façon il y a encore une chasse autorisée et très
réglementée, et on trouve de la viande de baleine, pas très chère d’ailleurs,
congelée ou dans les restaus. En tout cas, tout plongé dans des rêveries
baleinières, j’ai bien cru en voir arriver une grosse dans le port, avec plein
de petits Jonas (ou Jason, je ne sais plus) dans le ventre
Quoiqu’il en soit l’activité de pêche est en déclin à
Skraven, et les anciennes installations sont recyclées à des fins touristiques,
y compris un ancien réservoir de gaz, bien placé il faut dire, transformé en
gîte, avec vue imprenable.
Pour ceux que cela intéresse : http://www.oljetanken.no
A l’entrée du port de Svolvær, une statue dédiée à la femme
du pêcheur. Perchée au moins à 10 ou 15 m, des photos la montre pourtant
disparaissant sous les vagues !
Svolvær 4000 habitants permanents, 10000 pendant la période
de pêche à la morue arctique de janvier à avril, 50000 l’été ????? chiffre
annoncé arbitrairement de ma propre initiative au vu de la fréquentation touristique
malgré une pluie battante. Toutes les caractéristiques d’une capitale
touristique y sont : marina à un coût prohibitif avec des plaisanciers en
nombre, immeubles hôteliers, des bars à gogo le long des quais, autocars de
luxe, défilé de camping cars à la station service, point de départ des hors
bords pour visiter le Trollfjord, escale de l'express côtier et de gros paquebots de croisière qui déversent d'un coup 2000 passagers, etc etc.. Changement radical
d’ambiance… !! Mais le cadre général reste ces montagnes si particulières
Du coup je me suis souvenu avoir lu (et écrit dans le blog),
que l’été la fréquentation des Lofoten frisait parfois le grotesque. C’est
d’ailleurs l’un des arguments des offices de tourisme des Vesteralen : au
moins aussi beau mais beaucoup moins fréquenté.
On peut aussi constater que pêcheurs et plaisanciers ne sont
pas soumis au même tarif : 80 couronnes la nuit au ponton pour le bateau
de pêche, 200 ou 300 (selon la taille)
le même ponton pour un bateau de plaisance !! Il est vrai que le
look général des voiliers et vedettes laisse supposer un certain niveau de
vie ! Et que celui d’Ilanoo avec sa
coque grise et ses pare-battages de la même couleur fait un peu tâche, mais n’a
pas permis pour autant d’obtenir le tarif pêche, quoique une âpre discussion
avec le harbour master m’a fait gagner une nuit. L’avantage du bateau un peu
crade, c’est que les beaux blancs ne viennent pas à couple et s’entassent entre
eux !
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