lundi 23 juillet 2012

Route sud N+1

En espérant que N ne devienne pas trop grand.


J’ai conclus le message précédent par "Fin de la Norvège du « nord » et retour dans celle du « sud »". Et celle-ci est caractérisée, sur la côte sud ouest, par sa pluviosité abondante qui en fait le record européen. (rappel : 330 jours de pluie par an à Bergen). Je ne démentirais pas !

Dans ces conditions les 50 milles de sunds grosso modo entre Trondheim et Kristiansund sont plutôt fastidieux, avec en plus le Gulf Stream dans le nez (environ 1 nœud constant vers le nord, il est, dans le meilleur des cas annulé par le courant de marée descendante, sinon les deux se cumulent). Escale à Mageroy, presque au milieu du Trondheimsleia, ancien comptoir commercial ouvert en 1687, aujourd’hui reconverti en hôtel restaurant. En pleine saison norvégienne, la fréquentation quasi nulle laisse pantois


Manifestement à l’époque et en ce lieu on préférait les pilotis en pierre


Il y a eu double escale à Mageroy car 2 heures après l’avoir quitté, j’ai été pris dans un grain contraire de force 6-7, et ne sachant si cela allait durer j’ai préféré battre en retraite. Mauvaise opération car le grain n’a pas duré et finalement je suis reparti un peu plus tard. 4 heures de perdues. A priori aucune importance au vue de la durée passée et à venir du périple, mais maintenant que l’objectif est de rentrer au plus tôt, tout retard est vécu comme une contrariété.

Parfois un paysage attire mon regard alors je prends une photo, en me répétant pour la N ième fois (pour le coup, N très grand !) que cela "a de la gueule", sans trop savoir si je n’ai pas déjà immortalisé la scène, ce que donnera l’image, etc, etc.


Ici un îlot où la marque de marée haute semble avoir été tracée au cordeau et au rouleau. Apparemment l’eau est propre !


N’ayant pas réussi à atteindre Kristiansund avant le coup de vent annoncé (j’aurais aimé passer les 2 ou 3 jours de blocage dans une ville plutôt que dans un trou) je me suis arrêté à Straumen sur l’île de Smøla. L’arrivée se fait dans un dédale incroyable d’îlots (3000 à en croire le guide de navigation, et bien sûr cela "a de la gueule"), mais je suis trop bas sur l’eau pour en rendre compte par des photos (le fil de la télécommande du pilote ne me permet pas d’atteindre le haut du mat). Cela dit je suis severe avec le trou, car il y a de quoi survivre et se laver, et meme une bibliotheque avec acces Internet.

A propos de mat, gros dilemme lorsque je vais quitter Smøla : pour partir vers le sud ouest il faut passer sous un pont de 16 mètres, sinon il faut remonter le dédale d’îlots pour rejoindre le sund principal, soit quelques milles et de precieuses heures perdues! Et difficile de savoir si cela passe ou pas (pour l’instant le pont le plus bas franchi est de 18 m, et impossible d’évaluer ce qui reste). J’ai bien tenté une mesure, j’obtiendrais 15,5m mais les incertitudes sont grandes ! La décision n’est pas encore prise

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